Armement spatial : les États-Unis reconnaissent officiellement en détenir en orbite

Le 14 septembre 2026, le secrétaire de l'Air Force Troy Meink a confirmé pour la première fois que les États-Unis disposent d'armes en orbite. Pékin et Moscou ont immédiatement réagi.

C
Caelim Media
Rédaction
17 SEPTEMBRE 2026
3 MIN DE LECTURE
ENQUÊTE
Un vaisseau cargo saisi par le bras robotique de la Station spatiale internationale, en orbite au-dessus de la Terre

Le 14 septembre 2026, lors de l'Air, Space and Cyber Conference à National Harbor, dans le Maryland, le responsable politique américain Troy Meink, secrétaire de l'Air Force, a déclaré que les États-Unis possèdent des « armes de contrôle spatial en orbite capables de défendre les forces alliées contre une action hostile adverse ». Il s'agit de la première reconnaissance officielle américaine d'un armement déployé en orbite terrestre.

Meink n'a donné aucun détail sur la nature de ces armes ni sur leur nombre. Il a précisé qu'elles peuvent servir à des fins offensives comme défensives. Il a justifié cette posture par les programmes militaires spatiaux russe et chinois, documentés depuis 2007 selon un porte-parole de la Space Force cité par ABC News. Le responsable a également évoqué une transformation plus large de l'armée de l'air américaine, prédisant qu'elle serait radicalement différente d'ici 2032.

Les réactions

La Chine a réagi dès le lendemain par la voix de Guo Jiakun, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui a mis en garde contre la militarisation de l'espace extra-atmosphérique et sa transformation en champ de bataille, exhortant Washington à cesser ses préparatifs de guerre dans l'espace.

Du côté russe, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a réaffirmé la position de longue date de Moscou selon laquelle l'espace doit être libre de toute arme, appelant à une démilitarisation complète du domaine spatial.

Le cadre juridique

Le traité de l'espace de 1967, signé par les États-Unis et l'URSS puis la Russie, interdit le placement d'armes de destruction massive en orbite. Il ne couvre en revanche pas explicitement les armements antisatellites conventionnels, qu'ils soient cinétiques ou non cinétiques. C'est dans cette zone grise juridique que s'inscrit la déclaration de Troy Meink.

Sources : Scientific American, CBS News, Airforce Technology, The Hill (16-17 septembre 2026).

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